Histoire et Patrimoine

Histoire et Patrimoine

Largeasse /Deux-Sèvres.
Une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Largeasse apparaît dans les textes, vers 1005-1012,comme une dépendance de la nouvelle abbaye de Bourgueil, au diocèse d’Angers. Son nom latin de Ragacia, Rajacia, sera compris comme un féminin et traduit en La Rajace (1278). L’article s’agglutinera au nom pour donner Largeasse (18e siècle).
L’abbaye de Bourgueil avait à Largeasse un prieuré.
La paroisse, placée sous le patronage de saint Etienne, relevait de Bourgueil.

L’église Saint-Étienne de style roman avec son clocher carré, est une église datant de la fin du XI e siècle ou début du XIIe siècle. Modifiée au fil du temps et endommagée par les Huguenots pendant les guerres de religion dans la deuxième moitié du XVIe siècle, elle a été entièrement restaurée à la fin du XIXe siècle.

L’église Saint-Étienne de Largeasse
De l’église du 11e-12e siècle il ne reste que peu de traces (porte occidentale, mur nord de la nef), mais la nef, souvent reprise, garde le souvenir de l’espace roman. L’édifice a beaucoup souffert des huguenots conduits par l’ancien moine Champagnac en 1561.

Statue de l’Eglise Saint-Étienne de Largeasse (au dessus de la porte principale).


Le Rocher branlant/Chiron
Un Chiron est un terme patoisant qui désigne les boules de granit qui émergent du sol. Ces blocs de pierre témoignent d’une ancienne activité volcanique et tectonique de nos régions.

Le Rocher branlant ou Le jardin des chirons
Les chaos granitiques ont donné naissance à bien des légendes populaires.
Souvent, ces légendes mettent en scène un ermite ou des animaux tel le bœuf, symbole de fécondité- et l’eau intarissable aux vertus bienfaitrices.
Certains, même, peuvent avoir été des lieux de pèlerinage ou des cultes païens.
À propos des rochers branlants, les traditions locales précisent qu’ils ont pu servir de « Pierres du Jugement ». En particulier, des femmes accusées d’adultère se justifiaient de cette accusation si elles parvenaient à mettre en branle une de ces pierres…

Parachutage de Largeasse « La Chabirandière »
Une opération de première importance

Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, un important parachutage, qualifié de Spécial Opération par les services alliés, s’effectue sur la commune de Largeasse, à l’initiative des Majors Samuel (Vienne) et Harold (Deux-Sèvres).

Le champ de réception dit  » Bois du Rocher «  appartient à M. Baptiste Gautreau, qui a donné son consentement au moment de l’homologation. L’opération figure sur les rapports alliés sous le nom du village le plus proche, La Chabirandière.

Il est annoncé par la radio de Londres, après minuit. Vers 2 h 30, trois gros avions de transports larguent 12 tonnes d’armes, munitions, matériels et équipements, répartis dans 60 à 70 paquets et containers, que recueillent environ 90 personnes.

Le ramassage et le transport doivent, impérativement, être terminés au lever du jour. Aussi l’animation est grande sur le terrain. D’autant que quelques paquets se sont ouverts en touchant le sol et que plusieurs containers entraînés par le vent se perdent vers Le Petit Linot.

Tout est provisoirement rassemblé pour un rapide inventaire, dans le petit champ, dissimulé en contrebas du terrain. Le second stade de l’opération à peine achevé, les moyens de transport sont appelés : trois camions appartenant à Messieurs Berton et Vendier et quelques charrettes à bœufs, camouflés dans les parages. Leur rôle est d’acheminer cette manne vers les caches préparées avec minutie avant la répartition aux Forces Françaises de l’Intérieur (FFI).

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